Journée diocésaine 2019

Ose les chemins de l'intériorité - Va vers toi-même

Au Collège Saint-Vincent de Soignies avec Soeur Florence Lasnier

L’éveil des élèves à la dimension spirituelle de l’existence, aux richesses qu’ils portent au plus profond d’eux-mêmes est un des enjeux de la pastorale scolaire. C’est dans ce but que beaucoup d’écoles proposent des retraites, des journées de ressourcement ou des activités méditatives permettant la découverte de soi et des autres, par d’autres chemins que la seule rationalité (par exemple, le rapport au corps et le champ affectif et émotionnel de la personnalité).

Pourquoi cette dimension spirituelle, souvent méconnue et peu stimulée, est-elle essentielle à l’existence ?

Comment mettre en place de telles propositions ? A quoi faut-il être attentifs pour qu’elles soient positives et constructives ?

Compte-rendu de la journée de Mathilde Wattier, enseignante à l'Institut Saint-François de Sales (Ath)

«Ose, redonne à ta vie sa vraie valeur» (Yannick Noah)
Un matin de novembre pluvieux: « Chez vous, les retraites, c’est obligatoire? Les élèves peuvent choisir où ils vont? Chez nous, on leur attribue un lieu, certains sont déçus mais ils reviennent tous enchantés… »
 
Les enseignants sont souvent en demande d’échange de pratiques et de bons plans. La matinée du 14 novembre dernier organisée par le Service de la Pastorale scolaire n’a pas échappé à cette règle. Dans le très beau cadre du Collège Saint-Vincent à Soignies, une quarantaine de professeur de religion et/ou impliqués dans la pastorale de leur école secondaire ont pu nourrir leur âme de réflexions variées. Le thème de la journée était « Oser les chemins de l’intériorité. Va vers toi-même », avec la question des retraites en filigrane. En effet, de nombreuses écoles en organisent en 5e ou 6eannée de l’enseignement secondaire. En ces temps où le lien à l’Évangile est parfois ténu, le sens donné à ces quelques jours « hors du monde » interpelle les équipes éducatives: ce moment est-il absolument nécessaire? Ne faut-il pas aussi vivre la pastorale au quotidien, à travers de petits gestes? Comment organiser concrètement ce projet?
 
Parmi les lieux de retraite bien connus, il y a le Centre Notre-Dame de la Justice à Rhode-Saint-Genèse. L’une de ses membres, Sr Florence Lasnier, est venue nous proposer une réflexion profonde sur la spiritualité, qui est selon elle, la capacité de s’ouvrir à ce qui est plus fort que soi. La retraite peut être vue comme un instant pour se connecter à soi-même en se connectant au monde, et établir une relation à plus grand que soi. En faisant mémoire d’une bonté fondatrice (Dieu), on peut lire à l’intérieur (l’intelligence au sens premier du terme), pour faire preuve de volonté pour pouvoir agir. La symbolique du signe de croix synthétise alors les deux dimensions de la vie humaine: verticalement, on retrouve l’intériorité, et horizontalement, l’altérité. La fraternité se trouve alors au croisement.
 
Ensuite, nous avons pu entendre plusieurs interventions sur des projet liés à l’intériorité : le bilan de leur retraite par des élèves du Collège de Bonne-Espérance à Estinnes ; l’action de l’équipe de la pastorale du Collège Notre-Dame de Bon Secours à Binche et enfin, la gestion des retraites au Collège Saint-Stanislas à Mons. La dernière partie de la matinée était enfin l’occasion de participer à deux ateliers: présentation des retraites proposées par la Maison diocésaine de Bonne-Espérance, et la Communauté des Béatitudes de Thy-le-Château, mais aussi des projets de marches pour retrouver l’essentiel et le contact entre les personnes.
 
La discussion s’est finalement poursuivie en tout convivialité autour d’un sandwich préparé par le collège. Il est de ces moments où l’on ressort rempli d’ondes positives, avec l’envie et la volonté de mener ce genre de projet dans son école !
 
Merci au Service de la Pastorale scolaire et à tous les intervenants pour cette matinée intense et variée !
 
Mathilde Wattier, enseignante et coordinatrice des retraites à l’Institut Saint-François de Sales (Ath)